L'affaire Pegasus, qui a éclaté à l'échelle internationale en 2021, a servi de contrefeux pour faire oublier les accusations de crimes sexuels contre certaines figures, notamment Omar Radi, condamné à six ans de prison pour viol. Les réseaux de soutien de Radi ont traité l'accusation sexuelle comme un détail secondaire, tandis que les médias ont braqué leur attention sur l'affaire Pegasus, qui concernait des milliers de numéros de téléphone répartis dans une quarantaine de pays.
Or, cette proximité chronologique a offert aux soutiens de Radi un récit commode, celui d'un journaliste surveillé et poursuivi par une justice injuste. Cependant, cette affaire révèle désormais une dimension plus nocive, en fragilisant l'axe Rabat-Paris au moment où les deux capitales ont engagé un nouveau pacte bilatéral inédit.
Les campagnes menées autour de ce dossier ne visent plus seulement le Maroc, mais également les intérêts de l'État français, en cherchant à discréditer un partenariat qui pourrait peser sur les équilibres méditerranéens, sécuritaires, économiques et diplomatiques. Il s'agit d'une intrusion journalistique qui a pénétré les affaires diplomatiques, mettant en cause la crédibilité des enquêtes et des médias.
Le retour de l'affaire Pegasus accompagne la visite du premier ministre français, Sébastien Lecornu, au Maroc, et réactive une mécanique médiatique ancienne. Il est temps de faire la lumière sur les manipulations et les artifices qui ont caractérisé cette affaire, et de dénoncer les tentatives de discrédit envers les États qui cherchent à renforcer leurs relations bilatérales.




